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SÁNDOR MÁRAI - œuvre, bio, réception critique

Parution de N.N. de Gyula Krúdy, romancier favori et ami proche de Sándor Márai. Selon le témoignage de son journal, Márai relisait N.N. tout au long de sa vie. Plus d'informations...

☛  Paru en novembre 2013 : Les mouettesLire la présentation de l'éditeur...

On le dit l’égal de Stefan Zweig, Joseph Roth, Arthur Schnitzler ou Robert Musil. Longtemps, toutefois, Sándor Márai n’aura pas existé. Quoique. Dès avant les noces douteuses avec l’Allemagne nazie, il était parvenu à engranger quelques chefs-d’œuvre dont on retiendra principalement les merveilleuses "Confessions d’un bourgeois" en 1934. Tandis que suivront notamment, en 1942, "Les Braises". Précisément courageux pendant la Deuxième Guerre, il devra quitter Budapest pour masquer les origines juives de sa femme Ilona, mais ne sera pas autrement inquiété pour ses livres. Quelques années plus tard en revanche, sous un régime désormais communiste qu’il fuira en 1948, "l’ennemi de classe" sera rayé des librairies et bibliothèques. 
Aujourd’hui, le splendide écrivain est vengé par l’histoire. En français, même assez singulièrement, depuis que les éditions Albin Michel ont entrepris de le traduire il y a vingt ans. [...]
C’est peu de dire qu’on se réjouit de cette nouvelle parution [...] qui survient peu après celles de "La sœur" et "Les étrangers". Car, avec Sándor Márai, on ne cesse de respirer l’Europe centrale au crépuscule. On frissonne avec lui aux brumes blafardes des nuits d’hiver. C’est en tout cas parfaitement l’atmosphère de ce dernier texte, "Les mouettes", un roman haletant [...], entièrement nappé de mystère, où une jeune personne originaire de Finlande vient quémander l’aide d’un haut fonctionnaire hongrois qui du coup croit retrouver son amie Ilona, "jeune fille du monde" disparue cinq ans plus tôt de son propre gré. (La Libre Belgique)

Adulé en Hongrie dans l'entre-deux-guerres, Sándor Márai (1900-1989) est tiré de l'ombre depuis les années 1990 par les éditions Albin Michel. Son acuité psychologique et l'élégance de sa prose pétrie de mélancolie en font l'égal d'un Zweig ou d'un Schnitzler, comme le prouve Les Mouettes. (Le Monde)

(Edition originale : Sirály, 1943)

 

 Un excellent film documentaire sur Sándor Márai (2012) Regarder...

 

 Une liste d'ouvrages non traduits encore en français, mais qui existent en d'autres langues :
 

Editions allemandes :

Himmel und Erde, Piper Verlag

Die vier Jahreszeiten, Piper Verlag

Literat und Europäer, Tagebücher 01. Piper Verlag

Unzeitgemäße Gedanken, Tagebücher 02. Piper Verlag

 

Edition espagnole :
Diarios: 1984-1989, ed. Salamandra

 

Editions italiennes :

Il vento viene da Ovest, Mondadori

Sindbad torna a casa, Adelphi

 

☛  Paru en 2012 : Les étrangers. Lire la présentation de l'éditeur...   
Le titre est au pluriel, l’histoire très singulière. Sans doute très inspirée de l’expérience personnelle de son auteur, Sandor Marai, l’écrivain hongrois né en 1900 et décédé aux États-Unis en 1989 où il s’était exilé, chassé par le communisme. Les Étrangers s’inscrit en plein cœur du tourbillon intellectuel européen, dans les premières années du siècle dernier. Le narrateur – sans nom – est un jeune étudiant hongrois qui, par le biais d’une bourse américaine, s’offre un séjour à Berlin et, avant de rentrer dans sa province natale, où il pourrait devenir enseignant de philosophie, veut absolument aller à Paris. La capitale française est le lieu où il se doit d’être.
 Lire la suite de l'article de La Croix...

Les Américains (Hemingway, Miller, etc.)n'ont pas été les seuls, dans l'entre-deux-guerres, à succomber au mythe de Paris. Partout en Europe, la Ville lumière exerça cette même fascination, et nombreux furent les intellectuels et artistes à venir s'encanailler dans ce qui était alors la capitale du monde. Hongrois, Sandor Marai a fait le voyage, lui aussi, mais le roman d'apprentissage qu'il en a tiré écorne un peu la carte postale. Ville mythique, oui, mais dont il faut s'arracher comme à « l'un des cercles de l'Enfer ».

Son jeune héros vient de passer un an à Berlin, où il a vu la crise se profiler et « des prix à sept chiffres s'afficher sur le menu ». Docteur en philosophie, il veut vivre, avant de rentrer au pays, la grande expérience qui fera de lui un homme, croit-il, et met le cap sur Paris. Parcours obligé, le voici qui échoue dans un hôtel crasseux du Quartier latin, sans le sou. Et, naturellement, il se heurte aussitôt à l'arrogance française, tout en étant subjugué par le « flot torrentiel de la ville », par sa lumière et ses ciels, son agitation perpétuelle et ses citoyens venus du monde entier. Naturellement, aussi, les femmes de la capitale ont cette élégance et cette liberté du corps dont il avait rêvé chez lui – mais tant que cela ne menace pas leur vie privée. On le lui a dit, à Paris, « il est plus facile à un étranger de rentrer dans une chambre à coucher que dans la salle à manger »...

Résigné, notre héros se lie avec un compatriote, sculpteur et ivrogne, qui lui enseigne les usages de la ville, puis avec un Russe blanc, helléniste et lui aussi porté sur la boisson. Entre eux trois le courant passe (...).  Ensemble, ils passent leurs journées au Dôme, à discuter du « collectivisme », de la « fin de l'art » ou du « crépuscule de l'Europe », entraînés dans une spirale fatale, qui culminera le 14 Juillet. Nuit de beuverie, lors de laquelle ces trois déracinés, emportés par la foule, iront de bal en bal, divaguant jusqu'à l'aube sur la révolution, le peuple et « les banquiers ventrus de New York » – et que Marai transforme en apocalypse.

(...) Puis vient le morceau de choix, sa rencontre avec « une vraie Française ». Elle est l'amie d'un intellectuel croisé à Montparnasse. Et, si elle lui a tout de suite avoué qu'elle n'aimait pas « ces étrangers qui laissent sur la ville la marque de leurs doigts », elle l'invite néanmoins à une petite escapade à trois sur les bords de la Seine. Pages magnifiques – le héros s'endort sur la berge, puis se baigne, tandis que toute son enfance remonte des profondeurs –, dans lesquelles Marai atteint à la perfection d'un tableau (on pense à Renoir). Et, lorsque la jeune fille, à moitié nue, sort de l'eau puis se sèche au soleil, c'est comme un paysage que le lecteur est invité à contempler, dont la sensualité exprime au mieux la naissance du sentiment amoureux.

Suivra une idylle de quelques semaines en Bretagne, donnant lieu à des pages non moins magnifiques sur l'infini maritime et la vie austère des pêcheurs dans les années 20. Idylle qui finira mal et renverra le héros à sa condition d'étranger, en butte à la xénophobie française. Un « travers » qui ne date pas d'hier, comme on voit. (Le Canard enchaîné)

(Edition originale : Idegen emberek, 1930)

 

La statue de Sándor Márai à Kosice (Slovaquie), sa ville natale, qui s'appelait Kassa à l'époque et était une ville hongroise :

 

Une photo rare : Márai accueille Thomas Mann à Budapest

Un essai intéressant à découvrir : BOURGEOISISME CHEZ SANDOR MARAI, STEFAN ZWEIG ET THOMAS MANN Lire...
 

☛  Saviez-vous qu‘un des desserts les plus connus de la cuisine hongroise, « les crêpes Gundel », (Gundel Palacsinta), a été en réalité inventé par l’épouse de Márai ?
Pour un dîner au restaurant Gundel - après la première d’une pièce de théâtre de son époux -, Lola, s’inspirant d’une vieille recette familiale, a préparé son propre dessert : des crêpes avec une garniture composée de noix, de raisins secs, de zestes d’orange… à la sauce au chocolat et flambées au rhum.

Le restaurateur Károly Gundel l'a apprécié et l'a inscrit sur la carte de son établissement qui le proposait sous l’appellation « crêpes Márai ».

Mais après la seconde guerre mondiale, le philosophe Georges Lukács, l’idéologue de nouveau régime, n’a pas hésité de stigmatiser Márai comme étant un écrivain « bourgeois ». Les conséquences en étaient graves : le nouveau livre de Márai a été pilonné, ses autres ouvrages ont été retirés des librairies. Les Márai étaient finalement contraints de quitter la Hongrie. 

Le nom de Márai a été banni de partout, y compris de la carte du restaurant... nationalisé par le gouvernement communiste. C’est alors que le nom actuel a été donné à ce fameux dessert : « crêpes Gundel ».

Photo prise lors d'une soirée littéraire consacrée à Márai et animée par Ibolya Virág

 Si vous connaissez Sándor Márai, sachez que vous le devez en réalité en grande partie à Ibolya Virág qui œuvre depuis les années 80, contre vents et marées, pour faire connaître les auteurs hongrois en France. Lire la suite...

 

Sándor Márai par Tullio Pericoli

 C'était à l'affiche de l'Atalante, Paris : La Conversation de Bolzano. Adaptation théâtrale. Lire les infos...

 

 Paru en mars 2011 : La sœur. Lire la présentation de l'éditeur...

(Edition originale : A nővér, 1946)

 

« Roman sur la passion et la recherche de Dieu plutôt que récit érudit sur la musique, "La sœur" crée un climat fantastique à la Hofmannstahl. » toutelaculture.com D'autres critiques:  La Cause Littéraire, Partage Lecture,

 

Jusqu'au 22 octobre 2011 : "Les Braises" de Sándor Márai - au théâtre

 

Extraits des critiques concernant "L'Etrangère" paru fin 2010 :

 

« Márai ? C'est la littérature en manteau de vison, la petite musique d'une écriture mozartienne, l'élégance d'une aristocratie de l'esprit. LIRE

 

« On ne sort pas indemne d'un roman de Sándor Márai : l'écrivain hongrois y fait à chaque fois l'examen approfondi et implacable du cœur humain, sondant ses desseins secrets. » Les Inrockuptibles

 

« Tardivement reconnu en Europe, Sándor Márai (1900-1989) est aujourd’hui considéré comme l’un des grands romanciers de la Mitteleuropa, à l’égal de Joseph Roth, Schnitzler ou Zweig. Grâce à Ibolya Virág, spécialiste des littératures d’Europe centrale, son succès en France a permis sa redécouverte dans le monde entier, en lui rouvrant notamment les portes des pays anglophones. » Le Magazine Littéraire


« Márai, écrivain hongrois emblématique du XXème siècle européen, possédait un doi talent : celui de décrire les émotions, notamment amoureuses, et celui de décrire avec min les décors dans lesquels elles naissent et torturent. » Le Monde

« Márai est un écrivain d'une cruauté infinie, détaillant la mesquinerie des hommes, tout juste capables d'éprouver de « petites souffrances » q
ui jalonnent leur existence médiocre. » Télérama

 

« Dans ce texte publié en Hongrie en 1934, Márai déploie toute son intelligence pour rendre romanesque le questionnement existentiel d'Askenazi. Le résultat est beau, pur. » Le Figaro Littéraire

 

« Sándor Márai (...) doit le commencement de son succès international aux éditions Albin Michel, auxquelles on sait gré de continuer à faire traduire son œuvre en français. L'étrangère semble être, à priori, moins ambitieux que d'autres romans de Márai (...), mais au fil de la lecture, il s'avère prodigieusement riche de sens, original et virtuose. »  lelitteraire.com

Sándor Márai photographié par André Kertész à Paris dans les années 1920.

 

Biographie de Sándor Márai (bientôt)

 

 Olivier Barrot présente "Mémoires de Hongrie" >> vidéo

 

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