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Paris Photo 2010 : l'Europe centrale à l'honneur

Boom. Jusqu’à dimanche soir, le cœur de la Ville Lumière battra au rythme des flashs de ce rendez-vous des images multiples (conférences, remises de trophées, etc.), où sont présents 106 exposants, soit 91 galeries et 15 éditeurs représentant 25 pays. Tendance 2010 : les petits formats, le retour de l’argentique, le boom des tirages brodés.

Outre les Américains, venus en force (16 galeries, dont Janet Borden et Yossi Milo), Paris Photo fait la part belle aux galeries françaises, au nombre de 21. Citons Françoise Paviot, Anne Barrault, Esther Woerdehoff, Renos Xippas, Serge Plantureux, sans oublier la Lyonnaise Catherine Dérioz, du Réverbère, qui présentera l’Amérique vue par Bernard Plossu ; ou la galerie Vu avec les portraits subtils de Vanessa Winship. Pas de panique, Antonio Caballero, le chéri de ces dames, trône sur les cimaises de Polaris et Philippe Chancel sur celles de Philippe Chaume, grâce à son extraordinaire Desert Spirit, transformé en livre par Xavier Barral.

L’édition, justement, est l’un des points forts du salon. Chaque année, Steidl est pris d’assaut par ses fans, comme Phaidon ou Filigranes, l’éditeur de Nicolas Comment (la Visite), Stéphane Duroy (Unknown),(Miracle-Oracle), tous disponibles pour des signatures samedi après-midi. 

Pour les livres rares ou épuisés, souvent à des prix vertigineux, il faut se rendre sur le stand 100% Japon de Tissato Nakahara; à la librairie 213 où Antoine de Beaupré est intarissable ; chez le Londonien Simon Finch Rare Books, qui possède un catalogue digne d’Ali Baba…

Depuis sa création, Paris Photo met l’accent sur un coin de la mappemonde, et Guillaume Piens précise d’ailleurs que «la découverte des scènes étrangères est sa priorité». Cette quatorzième édition honore l’Europe centrale : Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Slovénie. Si les Hongrois - Brassaï, Capa ou Kertész - n’ont pas de secret pour les photophiles, la jeune génération sera à l’honneur avec le Polonais Zbigniew Libera chez Anne de Villepoix, la Tchèque Tereza Vlcková à la Leica Gallery, ou le Slovène Igor Andjelic, premier de cordée de la Galerija Fotografija, basée à Ljubljana, où a étudié le fameux Evgen Bavcar.

Inspiré. Prétexte à retrouvailles (40 150 visiteurs l’an passé), Paris Photo est aussi le salon où l’on est sûr de croiser Agathe Gaillard, Susan Meiselas, Philippe Ramette, notre Jules Verne du XXIe siècle. Ou Josef Koudelka, toujours inspiré : «Comme je suis partout, pourquoi ne serais-je pas ici ?» (Libération)

Une photo de Sudek vendue 300.750 euros

Gabor Ösz récompensé à Paris Photo

La photographie contemporaine de l’Europe centrale va être très tendance les prochaines années

Du 18 au 21 novembre 2010, le Salon Paris Photo, rendez-vous mondial de la photographie

, met l’Europe centrale à l’honneur
 : Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Slovénie

.

La photographie est l’un des modes d’expression les plus féconds de la création artistique en Europe centrale. Dès le début du XXe siècle, Bratislava, Budapest, Prague, Ljubljana, Varsovie ont été les foyers novateurs et promoteurs d’une nouvelle vision en photographie. D’André Kertész à Moholy-Nagy, de František Drtikol à Josef Sudek, de Brassaï à Robert Capa, nombreux sont ceux qui ont révolutionné l’histoire de la photographie. Au croisement de diverses pratiques, art visuel et performance, expression subjective et veine documentaire, la photographie demeure à l’orée du XXIe siècle le langage de prédilection des artistes d’Europe centrale pour traduire une nouvelle réalité politique et sociale. 


Avec plus de 90 artistes hongrois, polonais, slovaques, slovènes et tchèques représentés par un tiers des galeries participantes, Paris Photo 2010 met en avant un exceptionnel panorama, couvrant aussi bien les avant-gardes historiques des années 1920 et 1930 que les pratiques contemporaines de l’image. 


La 14e édition de Paris Photo coïncide avec les 30 ans du Mois de la photo qui fait de Paris l’épicentre de la création photographique internationale, générant de nombreuses expositions à travers la ville. Les collectionneurs et professionnels invités à Paris Photo pourront ainsi découvrir entre autres :
« André Kertész » au Jeu de Paume.

Diaporama >> ici

Lorsque l'on parle de «l'âme slave», on est rarement à l'abri des clichés. Pourtant, cette expression ô combien évocatrice de sensibilité, de fantaisie et de folie extrêmes, recèle une vérité masquée sous la caricature. Le Salon Paris Photo, grande fête du huitième art, réunit cette année des tirages de photographes d'Europe centrale. Tous les pays célébrés ici - Pologne, République tchèque, Slovaquie et Slovénie - appartiennent au monde slave, à l'exception de la Hongrie. Mais cette dernière ne peut-elle pas aussi prétendre refléter «la lumière comme les ténèbres, la beauté comme la grisaille» (ainsi que l'écrit Vladimir Fedorovski dans Le Roman de l'âme slave, publié aux Editions du Rocher)? «Le point commun de ces cinq pays, explique de son côté Guillaume Piens, directeur et commissaire de Paris Photo, outre l'appartenance à un même "tempérament", c'est l'Histoire. L'expérience du communisme fédère profondément ces artistes. Les plus anciens, qui ont longtemps connu la censure, ont donné naissance à des photos d'autant plus audacieuses qu'elles étaient bannies. La jeune génération fait souvent référence au passé, en l'interrogeant, en le bousculant, en le transcendant.»

Reste que malgré la cohésion historique, la spécificité de chacune de ces nations est très forte. Surtout en ce qui concerne l'avènement de la photo, à vitesse variable selon les pays. «En Hongrie et en République tchèque, l'avant-garde se développa dans les années 1920-1930 alors qu'au même moment, la Pologne vivait plutôt un pictorialisme tardif. L'avant-garde polonaise triomphe dans les années 1960-1970. La photo polonaise est aujourd'hui en pleine construction et expansion puisqu'elle est plus récente là-bas, à l'instar de la Slovénie et de la Slovaquie, qui n'ont pas de tradition photographique», précise Guillaume Piens.

Sur les 106 exposants du Salon (91 galeries et 15 éditeurs), la plupart des grands noms d'Europe centrale en matière de huitième art seront mis à l'honneur. Les Hongrois, bien sûr, fer de lance de la modernité photographique. «La marque de fabrique des photographes hongrois? Ils ont un sens du burlesque particulièrement développé. Leur art est inventif et original. Ils sont d'une grande fantaisie et multiplient les trouvailles et les audaces», commente Guillaume Piens, qui cite les célèbres images de László Moholy-Nagy (1895-1946), les clichés extraits de Paris la nuit de Brassaï (1899-1984) - notamment la Statue du maréchal Ney de 1935, photographiée dans des brumes fantomatiques -, les œuvres du photographe de guerre Robert Capa (1913-1954) ou celles du célèbre André Kertész (1894-1985), virtuose de l'objectif. Le tirage Chez Mondrian (1926) de Kertész sera d'ailleurs présenté à la galerie Howard Greenberg (New York). Il a déjà atteint le prix de un million de dollars aux enchères !

 

«Roumanie», 1968, de Josef Koudelka. Le photographe français d'origine tchèque (né en 1938) se fit connaître pour ses reportages sur les Gitans et les exilés d'Europe de l'Est. (Courtesy Eric Franck Fine Art London)
«Roumanie», 1968, de Josef Koudelka. Le photographe français d'origine tchèque (né en 1938) se fit connaître pour ses reportages sur les Gitans et les exilés d'Europe de l'Est. (Courtesy Eric Franck Fine Art London)

En Pologne, en revanche, la dimension artistique de la photo est loin d'être reconnue. L'une des raisons de cette indifférence vis-à-vis de l'image, selon Guillaume Piens, est qu'«il n'y a pas eu d'école de photo à proprement parler». Quelques photographes polonais sont néanmoins brillamment représentés par la galerie Asymetria de Varsovie, qui propose, à travers une sélection de vintages, un tour d'horizon de quelques avant-gardes des années 30 auxseventies, avec notamment une véritable découverte, celle de Józef Jan Glogowski (1893-1969), autre photographe pictorialiste. Deux artistes polonais s'inscrivent dans la lignée du surréalisme et se distinguent particulièrement, avec leurs natures mortes poétiques: Zbigniew Dlubak (1927-2005) et Jerzy Lewczynski (né en 1924). Quant à la Magnum Gallery, elle met en avant les portraits du fondateur de l'agence éponyme: David Seymour (1911-1956).

L'avant-garde tchèque est incarnée par la «trinité» Josef Sudek, Jarumír Funke et Frantisek Drtikol, dont on savourera les images sur de nombreux stands. Cette dernière développe un langage poétique omniprésent. Josef Sudek (1896-1976) se fit connaître par ses vues pictorialistes de Prague, puis par ses expérimentations surréalistes dans les années 1930, tandis que l'œuvre de Jarumír Funke (1896-1945), plus expérimentale, se décline en photogrammes à la fois très construits et nébuleux. Chez Frantisek Drtikol (1883-1961), une atmosphère abstraite et presque psychédélique ou médiumnique habite chaque tirage. Et que dire du grand Josef Koudelka (né en 1938), qui immortalisa la répression du Printemps de Prague (notamment dans un très beau livre Prague68, aux Editions Aperture, présenté à Paris Photo), et de Marketá Luskacová (née en 1944), à qui l'on doit une série noir et blanc sur les pèlerins et les rituels catholiques en Slovaquie à la fin des années 1960 ?

Véritable carrefour des échanges culturels entre les pays d'Europe centrale et les Balkans, la Slovénie a vu, elle, naître Stojan Kerbler (en 1938), «le Cartier-Bresson slovène», qui s'est rendu célèbre par ses très beaux portraits de paysans et campagnards dans les années 70-80. Quant à la Slovaquie, la photo y est plutôt récente dans ce pays né en 1993, date de son indépendance. Résultat : la scène actuelle y est, comme pour rattraper le passé, particulièrement dynamique (lire encadré sur les jeunes artistes d'Europe centrale).

Dans les nations du bloc socialiste, les photographes n'avaient aucun espoir de diffuser leurs œuvres à l'ouest du rideau de fer. «Pendant longtemps, ces pays d'Europe centrale sont restés dans l'ombre du point de vue artistique, analyse Guillaume Piens. L'ouverture internationale n'est que très récente. L'art de la photo y balbutie seulement, alors que chez nous, il a déjà plusieurs décennies d'existence. Il est intéressant de noter que la plupart des galeries présentes sur le Salon sont nées après 1989.» Intéressant en effet de voir que, dans ces ex-pays communistes, beaucoup de choses sont à faire, à créer et à (ré) inventer en la matière. Peut-être aujourd'hui, la photo d'Europe centrale devrait-elle, afin de se développer et d'enrichir «la grande encyclopédie visuelle du monde» (la formule est de László Moholy-Nagy), se débarrasser de la pesanteur de l'Histoire, et de l'influence des grands maîtres ? «Purifiez-vous de l'accumulation des formes appartenant aux siècles passés», disait en son temps le peintre Malevitch. Un autre Slave... (Le Figaro)

Vernissage : mercredi 17 novembre de 19h à 22h
Horaires d’ouverture : Jeudi 19 novembre, vendredi 20 novembre, samedi 21 novembre de 11h30 à 20h
. Dimanche 21 novembre de 11h30 à 19h.
Prix d'entrée : 18 €, 9 € pour les étudiants
Catalogue : 20€



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