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Portraits - Dezsö Kosztolányi

À la fin des années 1920, au sommet de sa gloire, Dezső Kosztolányi eut l’idée d’endosser les humbles habits d’un enquêteur pour croquer sur le vif les représentants, le plus souvent anonymes, des métiers les plus divers. Trente-cinq de ces entretiens parfois imaginaires, parfois réels, de la sage-femme au fossoyeur, sont présents dans ce recueil.

Ces Portraits brossent en quelques échanges enjoués une personnalité ; les questions y sont toujours pertinentes, souvent surprenantes, et fouillent dans la vie, les anecdotes, les pensées d’une femme de ménage légère et rieuse, d’un éboueur bourru ou encore d’un imprimeur consciencieux. Capable d’apartés hilarants, Kosztolányi donne à lire, à travers l’ironie, la tendresse et l’empathie pour les êtres simples qui caractérisent son art, une étude de mœurs vive et fascinante. On y retrouve son amour de la littérature, ses réflexions sur le métier d’écrivain et sa vive attention au langage alliant la clarté française au sens très aigu des ressources de la langue hongroise. De cette brillante confession inédite en français, que l’on peut considérer comme une trouvaille hors pair du point de vue du genre, on se délectera à plus d’un titre.

 

Sándor Márai se souvient de Kosztolányi dans "Mémoires de Hongrie" ainsi :
« Il était poète. Il adressait des poèmes d’amour à la langue hongroise et à la Hongrie. Tous les jours, il offrait à son pays quelque savoureuse combinaison de mots, ici une expression nuancée, là une phrase ironique ou pathétique. Il n’appartenait à aucun parti. En écrivant, il ne pouvait compter sur la compréhension d’une société sans classes… Il ne croyait pas au peuple. Il écrivait, tout simplement. Et il ne se sentait bien que dans la loge du concierge. »

dans son "Journal" :

« Quand il sortait, il avait toujours un cartable avec lui, comme s’il avait aussi d'importantes affaires matérielles à régler, quelque chose à vendre ou à expliquer. Quand il parlait, dans la rue, avec un ouvrier, un poète ou un général, il rejetait la tête en arrière avec affectation. Il parlait en grasseyant légèrement. Mais tout le monde demeurait interdit, car il disait toujours la vérité, comme les étoiles. Son regard de diamant perçait la mollesse de toute matière humaine. Il savait tout, voyait tout, comprenait tout. Et c’est pour cela qu’il n’excusait rien.

Seuls les mauvais poètes, les prétendus écrivains pardonnent constamment au monde. Il n’a fait que voir et constater. Mais cela pour toujours. »
 

LA PRESSE EN PARLE :

 

« C’est cette double réalité, documentaire et imaginaire, qui fait le charme profond et, si l’on y songe, sidérant de cette galerie de portraits : car les êtres simples et réels, plus encore que des personnages, deviennent des doubles de l’auteur, des artistes inconscients de la vie que cette inconscience même rend sublimes » Frédéric Verger, auteur du roman « Arden », dans la Revue des Deux Mondes

 

 « Ces vignettes des cœurs et des classes sociales sont pimpantes, attendries, parfois cruelles. [...] L'humour caracole. Le souffleur de théâtre fut puni en classe pour avoir “soufflé“. Le maître-nageur “se tait comme un carpe. Il s'avère pourtant qu'il a le sang chaud“. Reste à découvrir l'élégante qui se confesse à géométrie variable devant la tombe de ses parents ; le bibliothécaire, l'imprimeur... Mais en filigrane, l'on devine un autoportrait de celui qui a les vertus majeures de la curiosité et de l'empathie : Kosztolányi lui-même. » Le Matricule des Anges

 

« Kosztolanyi était hongrois : c'est donc un écrivain d'Europe Centrale. On reconnaît l'ironie poétique, la simplicité antilyrique, le goût du peuple et cet humour existentiel, à la fois allégorique et puissamment ancré dans le réel. » Laurent Binet dans Marianne.

 

« Les anecdotes abondent. L’auteur fait preuve de curiosité et de compassion et ajoute toujours une petite touche d’humour savoureuse. On apprend ainsi qu’il est facile de discuter avec des barbiers car ce sont des “causeurs nés“ ». La Cause Littéraire. Lire la suite...

 

« C'est un ordre social que raconte Kosztolányi jouant avec les préjugés de ses lecteurs. » LibérationLire la suite...

 

« Le rire n'est jamais loin, non pas sardonique mais tendre, et cette distance critique qui déstabilise jusqu'au plus prosaïque, jusqu'au plus quotidien. S'esquisse ainsi une chronique de moeurs tout à la fois allègre et piquante, résolument moderne. » Le Monde. Lire la suite...

 

« Inventeur d'une forme littéraire nouvelle, Kosztolanyi se fait historien et sociologue tout en restant un écrivain souverain. » Les Lettres Françaises

 

« Coulisses d’une blanchisserie, ronronnement des machines d’une boulangerie, secrets du métier de fossoyeur, Dezsö Kosztolanyi s’éloigne volontiers du Budapest glamour comme de l’exubérance érotisée de l’Art nouveau. Ce qui le fascine, ce sont les visages insoupçonnés du vivant. L’incongru, le bizarre, voire la disgrâce. Ce n’est pas la finesse des pâtisseries, mais le double menton du boulanger-pâtissier, qui se balance dans son cou "à la manière de la pâte de pain fraîchement pétrie". » La Liberté (CH). Lire la suite...


Traduit du hongrois par Ibolya Virág

avec la collaboration de Michel Orcel

Postface par Csaba Báthori

Editeur : LA BACONNIERE

Collection : IBOLYA VIRAG

190 pages - Prix : 16,00 €

Diffusion : Les Belles Lettres

 

Écrivain, poète, traducteur, critique et essayiste, Dezső Kosztolányi (1885-1936) est considéré comme l’un des plus grands auteurs de la littérature hongroise. Il a été redécouvert en France en 1985 par les éds. Alinéa ("Le Traducteur cléptomane"), suivi par Ibolya Virág, Viviane Hamy et d'autres éditeurs. "Portraits" est le quatrième livre de Kosztolányi qu'Ibolya Virág fait connaître aux lecteurs français. 

 

"Portraits" a été présenté le 15 mai 2013 chez BEAshKA. Le critique Jean-Pierre Salgas a été le premier lecteur du livre, et le comédien Vincent Németh en a lu des extraits.  Photos...

Une seconde présentation a eu lieu à l'Institut Hongrois le 5 mars 2014 avec le concours de Michel Crépu, rédacteur en chef de la Revue des Deux Mondes, Ibolya Virág et le comédien Vincent Németh.

 
 


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