LIBRAIRIE TCHEQUE
En attendant d'ouvrir notre Librairie Hongroise et d'Europe centrale à Paris (voir description du projet dans la rubrique "l'histoire"), il est possible désormais de commander des livres via ce site. Il suffit, pour cela, de nous envoyer un message dans "contact".
Vient de paraître:
Laurent Binet: HHhH
Ce roman sur la vie de Reinhard Heydrich, chef de la Gestapo et protecteur de Bohême-Moravie vient d'être distingué par le prix Goncourt du premier roman. (entretien), (critique)
Jean-Gaspard Palenicek: Mater dolorosa (poésie) (rencontre-lecture avec le poète le 11 mars)
Littérature
Bohumil Hrabal: Les Palabreurs
Karel Capek: La Fabrique d'Absolu
Karel Capek: La Guerre des Salamandres (critique)
Josef Hirsal: Bohême bohème
Petr Kral: Enquête sur des lieux
Petr Kral: Notions de base
Petr Kral: Vocabulaire
(extrait vidéo en tchèque)
Milan Kundera: Une rencontre, Gallimard, 17, 90 euros (critique)
Milan Kundera, lauréat du Prix Simone et Cino del Duca (juin 2009) :
Un écrivain qui écrit du bien de Malaparte ne peut être foncièrement mauvais. « La Peau », selon Milan Kundera, est « un archi-roman », dominé par « le retrait de la psychologie » - on ne sait rien du passé personnel des personnages, pas plus que de celui de l'auteur - et par « la beauté qui délire ».
Les exemples ne manquent pas, notamment dans « La Peau », sa grande
oeuvre avec « Kaputt ». Aux jours de la Semaine sainte, les Allemands
bombardent Naples, une jeune fille est tuée, son corps est exposé sur
une table dans un château, le Vésuve s'embrase. Malaparte est le prince
du tableau apocalyptique. Dans un autre passage du livre, les généraux
américains, faute de pouvoir pêcher du poisson dans une mer infestée de
mines, vident un aquarium. Ne reste qu'une sirène. « J'espère que vous ne m'obligerez pas à manger cette... cette... cette pauvre fille ! »,
s'exclame une dame patronnesse du Nouveau Monde, venue réconforter les
GI. Au XIXe siècle, poursuit Kundera, le roman reposait sur le
vraisemblable. Depuis Kafka, jusqu'au roman sud-américain, les
romanciers ne sont plus tenus à cette règle. Ils penchent pour la « poésie de l'invraisemblable ». Ils n'en sont pas moins visionnaires. La nouvelle Europe, issue de la Seconde Guerre mondiale, « «La Peau» la saisit dans toute son authenticité », avec « la présence de plus en plus intense de l'Amérique » et celle des morts, «
non seulement les morts de la fin de la guerre, mais les morts de tous
les temps, les morts du passé, les morts de l'avenir ». (...)
Kundera semble parler d'un monde en voie de disparition. A le lire, aujourd'hui, le bruit remplace la musique ; l'esbroufe, la pudeur ; la trahison, l'amitié. L'amitié, justement : « Contrairement à la puérile fidélité à une conviction, la fidélité à un ami est une vertu, peut-être la seule, la dernière », écrit-il, dans cette mélancolique valse aux adieux. EMMANUEL HECHT, Les Echos, le 24 mars 2009
Le billet de Pierre Assouline à découvrir >> ici
François Taillandier: Kundera, le désinvolte absolu
Jan Neruda: Les Contes de la Mala Strana
Jean-Gaspard Palenicek: Les Bouleaux
Jean-Gaspard Palenicek: Le Ménage de Balzac (théâtre)
Martin Smaus: Petite, allume un feu...
Roman traduit du tchèque par C. Laferrière
Jachym Topol: Ange exit (critique)
Jachym Topol: Missions nocturnes
Jachym Topol: Zone cirque
Michal Viewegh: Education des jeunes filles en Bohême
Jan Vladislav: Soliloques
Jan Patocka: L'idée de l'Europe en Bohême
M.-E. Ducreux, A. Mares: Tomas G. Masaryk, un intellectuel européen en politique
Alexandra Laignel-Lavastine: Esprits d'Europe. Autour de Milosz, Patocka, Bibo (présentation)
Jean-Gaspard Palenicek: Culture tchèque des années 60 (en collaboration avec Michael Wellner-Pospisil)
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Yannick Haenel: Jan Karski (critique), Qui était Jan Karski ?Françoise Henry: Juste avant l'hiver, Grasset (présentation)
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