LIBRAIRIE TCHEQUE


En attendant d'ouvrir notre Librairie Hongroise et d'Europe centrale à Paris (voir description du projet dans la rubrique "l'histoire"), il est possible désormais de commander des livres via ce site.
Il suffit, pour cela, de nous envoyer un message dans "contact".

Les bénéfices des ventes soutiennent le projet de librairie de notre association.
Voici quelques exemples d'ouvrages que vous pouvez acquérir dans notre librairie on-line:

Vient de paraître:

Laurent Binet: HHhH
Ce roman sur la vie de Reinhard Heydrich, chef de la Gestapo et protecteur de Bohême-Moravie vient d'être distingué par le prix Goncourt du premier roman. (entretien), (critique)
Jean-Gaspard Palenicek: Mater dolorosa (poésie) (rencontre-lecture avec le poète le 11 mars)

Littérature
Bohumil Hrabal: Les Palabreurs
Karel Capek: La Fabrique d'Absolu
Karel Capek: La Guerre des Salamandres (critique)
Josef Hirsal: Bohême bohème
Petr Kral: Enquête sur des lieux
Petr Kral: Notions de base
Petr Kral: Vocabulaire
(extrait vidéo en tchèque)
Milan Kundera: Une rencontre, Gallimard, 17, 90 euros (critique)

Milan Kundera, lauréat du Prix Simone et Cino del Duca (juin 2009) :
Pour les Tchèques de Paris, cela peut paraître incroyable, mais pourtant c’est vrai : pour l’instant il n’y a pas de polémique autour de la remise du prix Simone et Cino Del Duca en France à Milan Kundera.
La plupart des médias français qui mentionnent très discrètement cette remise du prix Simone et Cino Del Duca à Milan Kundera, l’écrivain de 80 ans originaire de Brno en Moravie, qui garde au moins aux yeux des Français ses deux patries littéraires, française et tchèque, se contentent de l’annoncer sans polémique. Milan Kundera a reçu ce prix à l’Institut de France, sous la coupole de l’Académie française des mains de l’académicienne Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuelle de l’Académie, elle-même Géorgienne et née la même année que lui. C’est aussi elle, formée à la Sorbonne en histoire de l’Union soviétique et de l’Europe centrale par le professeur Antonín Šnejdárek exilé en France, qui a prononcé l’éloge de son œuvre. Le prix de la Fondation Simone et Cino Del Duca, comme elle l’a dit, récompense surtout le message d’un humanisme moderne incarné par Milan Kundera et son œuvre.
On a remarqué également qu’ainsi se sont, au moins symboliquement, croisés à nouveau les destins de Milan Kundera et de Václav Havel qui a été reçu sous la même coupole de l’Académie comme membre correspondant dans la période entre ses deux présidences, c’est-à-dire quand il a quitté la présidence tchécoslovaque et n’était pas encore devenu président tchèque.
Pour Milan Kundera, écrivain de langue tchèque, son pays d’origine, et de langue française, son pays d’accueil, ce prix semble apporter quelque chose, à savoir l’atténuation de la polémique sur son comportement dans les tragiques années 1950 à Prague. En tout cas, dès maintenant, Milan Kundera compte non seulement en France mais aussi dans le monde entier, grâce à ses innombrables traductions, parmi les écrivains vivants les plus lus de la planète.

* * *

Un écrivain qui écrit du bien de Malaparte ne peut être foncièrement mauvais. « La Peau », selon Milan Kundera, est « un archi-roman », dominé par « le retrait de la psychologie » - on ne sait rien du passé personnel des personnages, pas plus que de celui de l'auteur - et par « la beauté qui délire ». Les exemples ne manquent pas, notamment dans « La Peau », sa grande oeuvre avec « Kaputt ». Aux jours de la Semaine sainte, les Allemands bombardent Naples, une jeune fille est tuée, son corps est exposé sur une table dans un château, le Vésuve s'embrase. Malaparte est le prince du tableau apocalyptique. Dans un autre passage du livre, les généraux américains, faute de pouvoir pêcher du poisson dans une mer infestée de mines, vident un aquarium. Ne reste qu'une sirène. « J'espère que vous ne m'obligerez pas à manger cette... cette... cette pauvre fille ! », s'exclame une dame patronnesse du Nouveau Monde, venue réconforter les GI. Au XIXe siècle, poursuit Kundera, le roman reposait sur le vraisemblable. Depuis Kafka, jusqu'au roman sud-américain, les romanciers ne sont plus tenus à cette règle. Ils penchent pour la « poésie de l'invraisemblable ». Ils n'en sont pas moins visionnaires. La nouvelle Europe, issue de la Seconde Guerre mondiale, « «La Peau» la saisit dans toute son authenticité », avec « la présence de plus en plus intense de l'Amérique » et celle des morts, « non seulement les morts de la fin de la guerre, mais les morts de tous les temps, les morts du passé, les morts de l'avenir ». (...)

Kundera semble parler d'un monde en voie de disparition. A le lire, aujourd'hui, le bruit remplace la musique ; l'esbroufe, la pudeur ; la trahison, l'amitié. L'amitié, justement : « Contrairement à la puérile fidélité à une conviction, la fidélité à un ami est une vertu, peut-être la seule, la dernière », écrit-il, dans cette mélancolique valse aux adieux.                                                 EMMANUEL HECHT, Les Echos, le 24 mars 2009

Le billet de Pierre Assouline à découvrir >> ici
François Taillandier: Kundera, le désinvolte absolu


Jan Neruda: Les Contes de la Mala Strana
Jean-Gaspard Palenicek: Les Bouleaux
Jean-Gaspard Palenicek: Le Ménage de Balzac (théâtre)
Martin Smaus: Petite, allume un feu...
Roman traduit du tchèque par C. Laferrière
Jachym Topol: Ange exit (critique)
Jachym Topol: Missions nocturnes
Jachym Topol: Zone cirque
Michal Viewegh: Education des jeunes filles en Bohême
Jan Vladislav: Soliloques
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Patrick Ourednik: Europeana
Jan Patocka: L'idée de l'Europe en Bohême
M.-E. Ducreux, A. Mares: Tomas G. Masaryk, un intellectuel européen en politique
Alexandra Laignel-Lavastine: Esprits d'Europe. Autour de Milosz, Patocka, Bibo (présentation)
Jean-Gaspard Palenicek: Culture tchèque des années 60 (en collaboration avec Michael Wellner-Pospisil)
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Josef Koudelka: Prague 1968 (photographies)

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Yannick Haenel: Jan Karski (critique), Qui était Jan Karski ?
Françoise Henry: Juste avant l'hiver, Grasset (présentation)
Prague 1969. Le premier printemps de la République socialiste tchèque. A l'âge difficile de l'automne de sa vie, la gérante et caissière, archétype de la patronne du grand café, règne sur le microcosme d'un café d'Etat.Elle observe ses serveuses et surtout l'une d'entre elles, une jeune slovaque dont l'insolente gaité lui crève le coeur. Elle sera le premier témoin de son histoire d'amour avec un jeune opposant politique. Un amour qui naît sous ses yeux, d'une rencontre fortuite, et dont elle deviendra ensuite la narratrice subjective, palliant au manque d'informations par des transpositions avec sa propre histoire, vécue bien des années auparavant, et qui présente d'étranges similitudes, comme si tout recommençait toujours...




en perpétuelle construction




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