Le chercheur de traces - deux lectures publiques par Bernard Bloch
le mardi 16 février 2010 à 16h30 et 20hd’après la nouvelle éponyme d'Imre Kertész parue aux éditions Actes Sud
traduction par Charles Zaremba et Natalia Zaremba-Huzsvai
Adaptation : Bernard Bloch
Un homme revient,
vingt ans après, sur les lieux où se sont déroulés d’indicibles crimes.
Toute trace a disparu et il ne retrouve rien des sensations qu’il y
avait vécues : les choses ne rendent pas de compte…
La civilisation occidentale fondée sur les Dix Commandements et la
Tragédie grecque, s’est construite sur une éthique qui a connu son
apogée à l’époque des Lumières. La Shoah et ses divers avatars ont
causé à cette civilisation des blessures irréparables. Le texte d’Imre
Kertész (Prix Nobel de littérature 2002), ici adapté pour le théâtre,
n’est pas un témoignage de plus sur la Shoah. Il s’agit, grâce à la
littérature, de donner un sens à la survie : celle de l’espèce humaine
comme celle des individus. Pour Imre Kertész, être sans destin déporté
à Auschwitz à l’âge de 14 ans, puis écrivain de l’ombre dans la Hongrie
stalinienne, il s’agissait de passer du statut de survivant à celui de
témoin, puis à celui d’écrivain, donc de sujet. Selon lui, l’art seul,
peut nous permettre, en réinventant une nouvelle mythologie, de
reconstruire un destin pour l’humanité. Un destin qui se fonde sur la
prise à bras le corps de ce qui s’est réellement passé, sans se vautrer
dans une sidération/fascination compassionnelle et stérile. Imre
Kertész ouvre la voie au soulèvement.
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Ils s'agit des deux dernières lectures publiques d'un spectacle qui sera créé au Théâtre Dijon Bourgogne.
Entrée libre
Lieu: Institut Hongrois, 92, rue Bonaparte Paris 6e
Réservation recommandée : reseau.diffusion@orange.fr


