Josef Nadj et Akosh S. - au Festival d'Avignon
avec le spectacle intitulé LES CORBEAUX
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Tout est né d'une rencontre fortuite avec un corbeau japonais. Il y a
quelques années, alors que Josef Nadj répète un solo sur le toit d'un
théâtre à Kyoto, un corbeau vient se poser non loin de lui. Dans le
regard que le danseur, en plein mouvement, jette sur le sombre
volatile, naît en un éclair l'idée d'un spectacle. Le chorégraphe se
met à travailler sur cette vision. Les esquisses et les dessins lui
permettent de revivre la scène, étape graphique qui l'incite à aller
plus loin. C'est le prétexte d'un retour sur une enfance en Voïvodine,
dans l'ex-Yougoslavie, où le corbeau a toute sa place. Animal de la
sagesse, lien inquiétant avec le mystère, symbole de l'unité du monde,
il est celui qui détient la clé du cycle de la mort et de la vie, du
réel et du rêve, du divin et du diabolique. C'est aussi le prétexte à
une étude physiologique et comportementale, impliquant l'imitation d'un
mouvement, d'une démarche, d'un envol, d'un atterrissage, quasiment
d'un savoir-vivre. Comment devenir un corbeau sur scène ? Josef Nadj a
proposé ce défi au musicien Akosh Szelevényi, qui partage sa vision du
monde et connaît lui aussi les oiseaux noirs de la grande plaine
d'Europe centrale. Ensemble, ils ont imaginé un spectacle à partir
d'une série de doubles présences sur le plateau : celle de l'homme et
de l'animal, celle du corps et des sons, celle de la peinture et de la
musique, celle d'un danseur et d'un saxophoniste. Le croassement, la
couleur, l'apparence, les mouvements du corbeau envahissent l'espace de
cette complicité scénique et amicale. Jusqu'à ce qu'un troisième
partenaire s'impose sur le plateau, à l'invitation des deux premiers :
une gouache noire et brillante qui, dans le fil du geste chorégraphique
et musical, dépose sa trace avec éclat et recouvre le corps d'un voile
opaque, comme si elle dessinait à elle seule la fulgurance des
mouvements et dévorait l'homme tout entier pour le métamorphoser en
animal. Sous nos yeux ébahis, l'homme est devenu oiseau, le corps
pinceau, le saxophone cri. (source: Festival d'Avignon)
(critique)
(critique)
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"Dans Les Corbeaux, Josef Nadj et Akosh Szelevényi,
saxophoniste et poly-instrumentiste, poursuivent leur conversation en
se tournant à nouveau vers la nature de leur région natale : comme
l’indique son titre, c’est l’observation patiente, minutieuse des
corbeaux et, en particulier, de l’instant fugace où ils se posent, où
s’opère la transition entre le vol et la marche, qui a nourri cette
performance. Cependant, dans le dialogue danse / musique, un troisième
partenaire est invité à s’exprimer, à « réagir librement », à faire
parler sa voix silencieuse : une peinture noire, brillante, fluide,
qui, dans le fil du geste musical et chorégraphique, déposera la trace,
témoin ou empreinte, du passage des oiseaux. Ainsi, par le mouvement
dansé auquel il se livre au cours de cette improvisation – un mouvement
qui engage progressivement sa main, son visage, son bras, puis son
corps tout entier –, l’état que Nadj cherche à atteindre est une
préparation au geste pictural. Où son « devenir-oiseau » se confond
avec un « devenir-pinceau »." Myriam Bloedé
chorégraphie Josef Nadj
composition musicale Akosh Szelevényi
composition musicale Akosh Szelevényi
lumière Rémi Nicolas
son Jean-Philippe Dupont
décors et accessoires
Alexandre De Monte, Clément Dirat, Julien Fleureau
avec Josef Nadj, Akosh Szelevényi
du 18 au 26 Juillet 2010
Cloître St-Louis, 20 rue du portail Boquier, 84000 Avignon • Renseignements +33 (0)4 90 14 14 60

