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Ibolya Virág, éditrice, traductrice, spécialiste de littérature hongroise

  

L'éditrice et traductrice littéraire, spécialiste de littérature hongroise, vit à Paris depuis 1980. Elle est la responsable des programmes de notre association. 

Le journal La Croix a rendu un bel hommage à Ibolya Virag :
Passeuse des lettres hongroises en France, Ibolya Virag a joué un rôle déterminant dans la découverte de nombreux auteurs hongrois, classiques et contemporains, par le public français.
 

À Paris, la littérature hongroise ressemble à cette femme généreuse, coupe à frange et cheveux roux, qui roule les « r » et sait plaisanter sur tout : Ibolya Virag, incontournable rencontre pour qui veut comprendre l’introduction en France des récits nés sur les rives du Danube. Elle est celle qui a édité pour la première fois Les Braises en français, chez Albin Michel, en 1995. Depuis, le roman de Sandor Marai est devenu un succès mondial.

 

Traductrice et diplômée du collège Jozsef Eötvös, « Normale-Sup hongrois », Ibolya Virag est arrivée en France en 1980 avec « l’envie de travailler dans une maison d’édition». « Mais on me dirigeait toujours vers ma propre littérature, qui était un cul-de-sac », se souvient-elle.

 

À l’époque, l’Europe centrale est un monde obscur qui vit derrière un mur et suscite peu d’intérêt dans l’Hexagone. Grâce à un culot que l’on devine certain derrière un visage resté malicieux, Ibolya Virag sort de l’impasse en proposant une collection sur la région à plusieurs maisons d’édition. L’Harmattan accepte et publie N.N., de Gyula Krudy, en 1985, traduit par les soins de la jeune Hongroise, qui place l’auteur décédé en 1933 parmi ses « écrivains hongrois préférés ».

 

Effet garanti. « Je me suis retrouvée en plein centre du milieu littéraire, j’organisais des soirées dans mon 30 m2, raconte Ibolya Virag. On disait de moi que je donnais du courage aux écrivains d’Europe centrale. Milan Kundera a été le premier à me féliciter. » 
 

Le démantèlement du rideau de fer n’a pas encore eu lieu, et l’enthousiasme des Européens pour l’ancien royaume magyar sommeille encore. Mais en France, Ibolya Virag distille déjà ici et là quelques pépites qui donnent à la littérature hongroise cet éclat si singulier, grave mais aussi primesautier, drôle et mélancolique.

 

Après un bref passage chez l’éditeur Souffles, où elle publie Indirect, premier texte paru en français de Peter Esterhazy (passé depuis chez Gallimard) qu’elle avait elle-même traduit, elle rejoint Albin Michel en 1989. Voulant « montrer la diversitéde la littérature hongroise », elle y édite plusieurs récits de Sandor Marai –Les Révoltés, Les Confessions d’un bourgeois –, dans la collection des Grandes Traductions.

 

Puis vient le phénomène des Braises, en 1995. Il transforme son auteur, qui s’est donné la mort en 1989, en représentant mondial des lettres hongroises et ouvre l’appétit des éditeurs pour la production littéraire venue du petit pays d’Europe centrale, désormais libéré des barbelés. « La littérature hongroise est alors devenue à la mode », assure Ibolya Virag.

 

Les années 1990 sont celles du rattrapage, où les publications en français finissent par proposer au public plusieurs titres d’un même auteur, permettant de saisir la cohérence d’une œuvre : c’est le cas pour Magda Szabo (décédée en 2007) ou Dezso Kosztolanyi (décédé en 1936), tous deux en partie publiés chez Viviane Hamy. En 2002, l’attribution du Nobel de littérature à Imre Kertesz entretient la flamme du public.

 

Lorsque Albin Michel arrête la collection Europe centrale au sein des « Grandes traductions », Ibolya Virag ne désarme pas et crée son propre label. Elle travaille désormais en freelance pour La Baconnière, vieille maison suisse, qui vient d'éditer Portraits de Dezso Kosztolanyi et de rééditer en poche N.N. de Gyula Krudy. Ses premières amours.
Marianne Meunier

 

Dernières publications :

 

"Sindbad ou la nostalgie" de Gyula Krúdy

 

« Sindbad ou la nostalgie » est le livre le plus célèbre et toujours populaire de Gyula Krúdy (1878-1933) considéré comme l’un des plus grands écrivains novateurs de la littérature hongroise moderne.
Extase lyrique, humour, ironie et malice, un mélange unique de sensibilité, d’amertume désenchantée et de grande lucidité caractérisent ces nouvelles soutenues par une écriture imagée et musicale qui, à travers un tourbillon de métaphores, racontent avec sensualité la Hongrie.
Editions La Baconnière, Collection Ibolya Virág, 18 €

 

"Aventures dans l'Armée Rouge" de Jaroslav Hašek

Vous n’aimez ni la guerre ni les commissaires politiques ? Vous vous désolez du cours que suit le monde, des discours martiaux de nos dirigeants ? Alors, lisez Aventures dans l’Armée rouge de Jaroslav Hasek, qu’Ibolya Virág vient de rééditer avec des dessins de l’auteur. C’est drôle et édifiant. Une pochade par le père du soldat Chveik. Cette fois, il raconte ses propres souvenirs dans l’armée rouge, pendant la guerre civile de 1918. Il est à Bougoulma (aujourd’hui dans le Tatarstan à l’est de la Russie) où il s’affronte aux cosaques. En attendant Nadeau

Editions La Baconnière, Collection Ibolya Virág, avec les illustrations originales de Josef Lada, poche, 8 €
 

"La Fabrique d'Absolu" de Karel Čapek

« Cette fable sur le fanatisme religieux écrite entre les deux guerres mondiales (Čapek est mort en 1938), paraît étrangement d'actualité au XXIe siècle. » Gérard Meudal, Le Monde Lire la suite...

Editions La Baconnière, Collection Ibolya Virág, avec les illustrations originales de Josef Čapek,poche, 10 €

 

"N.N." de Gyula Krúdy

"N.N. de Gyula Krudy est un tourbillon poétique jalonné d'images et d'impressions, un voyage qui surprend et enivre d'un bout à l'autre." Livres Hebdo Présentation du roman...
Editions La Baconnière, Collection Ibolya Virág, poche, 10 €
 

"Portraits" de Dezső Kosztolányi 

Ce livre fait partie des recueils de chroniques écrites de la plume la plus fine. C’est une confession, de la qualité des meilleures nouvelles de l'auteur, et, du point de vue du genre, on peut le considérer comme une trouvaille hors pair. « L’homme est ainsi : un exemplaire unique » tel est le vers, tiré d’un poème de l'écrivain, qui viendra à l’esprit du lecteur devant la comédie humaine de ces reportages artistiques. Il montre des personnages représentant toutes sortes de métiers. Dans ses questions pleines de curiosité, l'écrivain aide à comprendre la nature, le miracle unique de la vie de « l’autre », qu’il soit imprimeur, photographe, barbier ou fossoyeur. Traduit pour la première fois dans une langue étrangère, ce chef d'œuvre est le quatrième livre de Kosztolányi qu'Ibolya Virág fait connaître aux lecteurs français. Lire la suite...

Editions La Baconnière, Collection Ibolya Virág, 16 € -

 

"La Guerre des Salamandres" de Karel Čapek - le chef d'œuvre de l'écrivain tchèque redécouvert par Ibolya Virág, est à nouveau disponible. Présentation du roman...

Editions La Baconnière, Collection Ibolya Virág, 18 € - 

En préparation :

Les étoiles d'Eger, roman de Géza Gárdonyi

 

Adresse mail pour joindre Ibolya Virág virageditions (at) gmail (point) com

 

Présentation du travail de l'éditrice et traductrice littéraire :

Ibolya Virág a créé la première collection consacrée à l'Europe centrale en France en 1982,  basée sur ses propres recherches, à une époque où l'on ignorait (presque) tout de la littérature de cet "Occident kidnappé" selon la formule de Milan Kundera.
    La quasi inexistence de traductions du hongrois au début des années 1980 lui a permis de faire découvrir des grands auteurs classiques et contemporains inédits en français comme Gyula Krúdy, Péter Esterházy, Sándor Weöres ou Lajos Grendel et dans le domaine de l'histoire Jenö Szücs et István Bibó, de faire redécouvrir d'autres, comme Dezsö Kosztolányi, Zsigmond Móricz ou encore Sándor Márai dont les quelques romans publiés en France avant la Seconde Guerre mondiale étaient tombés dans l'oubli depuis fort longtemps.
     Elle a su les imposer grâce à l'intérêt des milieux littéraires qui sont devenus les siens.  
Il est important de souligner que la parution en langue française de ces ouvrages a vaincu la barrière de la langue permettant aux éditeurs français de faire connaissance avec leurs auteurs, de les éditer parfois à leurs tours ou à en découvrir d'autres.
Petit à petit, grâce aux efforts de celle que l'on surnomme "Madame Hongrie", la littérature hongroise a été reconnue dans notre pays comme un domaine riche et de grande qualité... pour la première fois de son histoire.

 

 

Le plus grand succès éditorial d'Ibolya Virág est incontestablement Sándor Márai. C'est à Paris, traduit en français, que les éditeurs étrangers l'ont découvert et ont pu lire les romans édités par ses soins au début des années 1990 chez Albin Michel. Les Braises, le roman le plus populaire de Márai, a fait le tour du monde, traduit en une multitude de langues sous le titre français - remportant ainsi un succès international jamais vu pour un écrivain hongrois.
   Dans les autres domaines, les œuvres de Hrabal, Hirsal, Matousek, Grendel et Kondrotas constituent le catalogue d'Ibolya Virág, et tout particuilèrement la redécouverte de Karel Čapek ainsi que la découverte de Hanna Krall qui a rejoint depuis les éditions Gallimard.

✒ 
Après avoir dirigé la "collection Europe centrale" pendant plus de quinze ans chez trois éditeurs, Ibolya Virág travaille comme éditrice indépendante depuis 1996. Elle collabore actuellement avec les éditions La Baconnière.

« Ibolya Virag a, à elle seule, redonné accès aux écrivains Hongrois ! Et quels écrivains ! Pour notre plaisir mais pas seulement : lorsque le mois dernier j'ai lu qu'on brûlait ici et là les œuvres d'Imre Kertesz, prix Nobel mais surtout grand écrivain (à certains égards Márai fait figure de grand frère) : les passerelles deviennent encore plus précieuses. » Médiapart

« L'éditrice originaire de Budapest a joué un rôle pionnier dans la diffusion de la littérature d'Europe centrale en France. Dans le milieu littéraire, Ibolya Virag, c'est un peu “Madame Hongrie” à Paris. » Le Monde

 

« C'est grâce à Ibolya Virag que la littérature hongroise a réapparu en France. » Libération

Pour les livres édités ou traduits par Ibolya Virág, cliquez sur les pages librairie hongroise, tchèque ou slovaque.

Au Salon du Livre en 2016
 

Les médias parlent du travail d'Ibolya Virág :

"Si vous connaissez Sándor Márai, sachez que vous le devez en réalité en grande partie à Ibolya Virág qui œuvre depuis les années 80, contre vents et marées, pour faire connaître les auteurs hongrois en France. Ibolya Virág, native de Eger, romaniste et germaniste de formation au Collège Eötvös de Budapest, ne manque pas d’idées et de courage." Lire la suite dans le Journal Francophone de Budapest...

 

Ibolya Virag à Bordeaux

Naissance des éditions Ibolya Virag

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